Page mise à jour le 7 août 2026.
Un calcul conventionnel, pas un relevé de factures
Depuis juillet 2021, tous les DPE sont établis avec la méthode 3CL-DPE 2021 (« calcul de la consommation conventionnelle des logements »). Le diagnostiqueur ne regarde pas vos factures : il décrit physiquement le logement — surfaces, orientation, isolation des murs, du toit et des planchers, menuiseries, ponts thermiques, ventilation, systèmes de chauffage et d'eau chaude — et la méthode simule la consommation d'un ménage type dans des conditions météo conventionnelles de la zone climatique.
C'est ce qui rend les DPE comparables entre eux : la classe décrit le bâti et ses équipements, pas les habitudes des occupants. C'est aussi pourquoi votre facture réelle peut être très différente de la consommation conventionnelle affichée.
Cinq usages comptabilisés
La consommation conventionnelle additionne cinq postes : le chauffage, l'eau chaude sanitaire, le refroidissement, l'éclairage et les auxiliaires (pompes, ventilation). Les autres usages — électroménager, cuisson, multimédia — n'entrent pas dans le DPE.
Énergie finale, énergie primaire et le coefficient électricité
La consommation est d'abord calculée en énergie finale — ce qui passe le compteur — puis convertie en énergie primaire, qui intègre l'énergie nécessaire pour produire et acheminer chaque kilowattheure. Pour le gaz, le fioul ou le bois, le coefficient est de 1 : un kWh consommé compte pour un. Pour l'électricité, il était de 2,3 depuis 2021 ; il est passé à 1,9 au 1er janvier 2026.
À consommation réelle identique, un logement chauffé à l'électricité voit sa consommation conventionnelle en énergie primaire baisser d'environ 17 % par rapport à l'ancien calcul. Beaucoup de logements électriques classés E, F ou G franchissent ainsi un seuil sans aucun travail. Les DPE établis avant 2026 restent valables : une attestation de nouvelle étiquette peut être obtenue auprès de l'observatoire de l'ADEME, sans refaire le diagnostic.
Le double seuil : énergie et climat
Depuis 2021, l'étiquette retient la moins bonne des deux échelles : la consommation d'énergie primaire (kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (kg CO₂/m²/an). Un logement très économe mais chauffé au fioul peut ainsi être déclassé par son étiquette climat, et inversement.
| Classe | Énergie primaire (kWh/m²/an) | GES (kg CO₂/m²/an) |
|---|---|---|
| A | 70 et moins | 6 et moins |
| B | 71 à 110 | 7 à 11 |
| C | 111 à 180 | 12 à 30 |
| D | 181 à 250 | 31 à 50 |
| E | 251 à 330 | 51 à 70 |
| F | 331 à 420 | 71 à 100 |
| G | plus de 420 | plus de 100 |
La classe est attribuée au regard des deux colonnes : pour obtenir une classe, il faut respecter son seuil sur les deux échelles.
Pourquoi deux logements semblables peuvent différer
Une isolation refaite mais non justifiée par des factures ou documents sera saisie comme « inconnue » et pénalisera le calcul ; une hauteur sous plafond, une orientation, une mitoyenneté ou une zone climatique différentes suffisent à décaler le résultat. D'où l'importance de fournir au diagnostiqueur tous les justificatifs de travaux — et de vérifier les caractéristiques saisies, désormais opposables.
Pour chaque diagnostic, le moteur affiche la consommation exacte, les émissions, la qualité d'isolation relevée poste par poste et la distance aux seuils de la classe supérieure. Recherchez une adresse.