Publié le 14 septembre 2026 · Chiffres calculés sur les diagnostics établis entre juillet 2021 et juillet 2026 (extraction ADEME du 20 juillet 2026).
Le parc analysé en Corse
Notre extraction de l'observatoire ADEME couvre 12 379 diagnostics géolocalisés en Corse. La part de classes F et G — les « passoires énergétiques » au sens de la loi — s'y établit à 7,3 %, nettement en dessous de la moyenne métropolitaine (13,5 %).
La répartition des classes
Rappel de lecture : l'étiquette retient la moins bonne des deux échelles — énergie et climat (le double seuil expliqué) — et les seuils sont identiques sur tout le territoire : c'est le climat de calcul et le bâti qui font la différence régionale.
Ce qui distingue la région
Deux explications se conjuguent : un climat méditerranéen qui réduit les besoins conventionnels de chauffage sur le littoral — où se concentre l'essentiel du parc — et un chauffage insulaire presque exclusivement électrique, dont l'étiquette climat bénéficie du faible contenu carbone et, depuis 2026, du coefficient 1,9. Les appartements récents d'Ajaccio et de Bastia truffent ainsi les classes A et B.
L'intérieur montagneux nuance le tableau : les maisons de village en pierre, à 500 ou 800 mètres d'altitude, retrouvent des besoins de chauffage continentaux et des étiquettes bien plus sévères. L'écart littoral-montagne se lit à quelques dizaines de kilomètres — raison de plus pour vérifier l'adresse exacte plutôt que la moyenne régionale.
Ce que cela change pour louer ou vendre
Les règles nationales s'appliquent évidemment en Corse : location des logements classés G interdite depuis le 1er janvier 2025 et gel des loyers des F et G depuis 2022 (calendrier complet), audit énergétique obligatoire pour vendre une maison classée E, F ou G (qui est concerné), et validité limitée des diagnostics anciens (vérifier les dates).
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